7 questions à Delphine Mousquey

Mis à jour : 20 nov. 2020

Autodidacte et femme engagée, c'est avec plaisir que nous sommes allés à la rencontre de Delphine Mousquey, Artiste peintre française représenté par la Maison Melem France. Découvrez son interview sans plus tarder !


Bonjour Delphine pouvez-vous vous présenter brièvement s'il vous plaît ?


Delphine Mousquey, artiste peintre autodidacte. Et si je suis ce que l'on appelle une enfant de la balle

( mes deux parents sont artistes peintre et sculpteur), cela ne fait qu'une quinzaine d'années que je ne fais que cela. C'est-à-dire peintre de chevalet, principalement à l'huile mais aussi avec de l'encre, des pigments, de la lino...Bref tout ce qui permet de mettre en scène ce que j'ai dans la tête.




Saviez-vous depuis votre enfance que vous finiriez artiste peintre ?


Non ce n'est pas depuis mon enfance. Enfant, je me voyais écrivain. Je passais ma vie à "planer" en m'inventant toute sorte d'histoire. C'est bien plus tard que je me suis confrontée au " métier" que faisait ma famille. Et cela n'a pas été simple, entre élan vital et syndrome de l'imposteur. Mais j'ai fini par trouver un équilibre et je suis pleinement heureuse quand je crée.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Mes inspirations: la vie, non en fait, un gloubi-boulga de plein de choses que je passe à la moulinette de mes espaces de silence et de digestion. Ma vie de femme et de prises de tête et de rires, mes grosses colères devant le Monde et, la Beauté, toujours. Des insectes de mon jardin, des fleurs, des animaux, films, femmes qui sourient dans la rue, des tableaux que je vois dans des expos ou sur Instagram. Bref beaucoup de choses. Il suffit que cela me touche pour que je le garde dans un coin de ma tête.


Pourquoi avez-vous accepté d’exposer vos œuvres à la galerie La Maison Melem France ?


Pourquoi la Maison Melem? Je crois que j'ai aimé que cela soit une nouvelle venue sans les à priori des galeries françaises: pour tout dire le Conceptuel qui envahit tout le paysage plasticien français. Et surtout le fait que cela soit une femme qui veuille défendre des femmes. Cela devient certainement cliché par les temps qui courent mais cela n'a rien d'évident car quand on a dit ça on n'a encore rien dit. C'est passionnant de faire partie de cette aventure.


Selon-vous quelles sont les avantages ?


Les avantages sont de ne pas être seule. Le groupe fait toujours la force. Un nouveau point de vue sur ce que je produis et de la bienveillance. Pour le reste il est encore trop tôt pour savoir...


Le fait  que la galerie La Maison Melem France ne puisse pas pouvoir vous faire exposer pour le moment, représente t’il un frein pour vous ?


Ce n'est pas un frein pour l'instant, une galerie physique c'est un lieu précis avec un environnement qui doit apprendre à connaitre ce qu'est cette galerie et qui elle défend. Cela prend du temps et j'en suis consciente. Alors le web, avec tous les outils actuels de communication, c'est plutôt bien.


Pensez-vous que la femme artiste a un bel avenir dans le monde de l’art contemporain ?


L'artiste femme a toujours eu un bel avenir dans l'Art. La femme artiste est elle, encore une singularité mais j'espère qu'elle le soit de moins en moins. Aujourd'hui, à nous de montrer et non pas démontrer que notre art est bien vivant et qu'il a quelque chose à dire de nous-même et de notre époque.


Les oeuvres de la peintre Delphine Mousquey sont disponibles actuellement sur notre galerie.


A lire également :


7 Questions à Sara Melki