7 questions à Fatima Bocoum

Cette semaine nous vous présentons une jeune curatrice d'art et activiste pour le droit des femmes, d'origine malienne. On vous laisse découvrir les 7 questions posées à Fatima Bocoum!


Fatima Bocoum, activiste féministe et curatrice d'art

Bonjour Fatima, pouvez-vous vous présenter pour ceux ou celles qui ne vous connaissent pas encore ?

Bien-sûr ! Je m'appelle Fatima Bocoum. Je suis une malienne, née en chine, grandi en Libye et en Arabie Saoudite. J’ai eu l'opportunité de vivre au Mali durant quelques années avant de m'être installée aux Etats-Unis. Autrement, je suis curatrice d’exposition et travaille également en développement des affaires à New York.

24 H avec Fatima Bocoum, ça se passe comment ?

Ouh la ! Ça dépend vraiment des jours. J’aime autant prendre du temps pour moi quelques jours de la semaine pour me reposer, lire, regarder des séries que socialiser. Je suis également passionnée par ce que je fais donc je peux dire que ma semaine est variée en général; entre l’art, le business development, mon self-care et mes amies, j’ai pas mal dans mon assiette :)

Que représente le combat que mènent les femmes au quotidien pour prendre leur place dans notre société actuelle, aussi bien dans l'art contemporain, que sur la scène politique, en entreprise ou même dans leurs foyers conjugaux ?

C’est un combat très important car personne d'autre ne le mènera pour nous. Je pense également qu’il y a des choses que nous les femmes vivons qui servent d’exemples, d’arguments pour l'égalité entre les sexes que d’autres ne peuvent comprendre sans qu’elles ne soient mises en avant. Prendre la parole est donc essentiel, être entendue l’est tout aussi bien, mais surtout ne pas abandonner parce qu’aucun changement n'aboutit du jour au lendemain et les nuances sont les plus compliquées à résoudre.

Fatima Bocoum

Fatima vous vivez à New York, selon vous, il y a t'il une différence entre les États-Unis et la France, dans la façon dont les hommes perçoivent le travail des femmes dans l'art contemporain ?

Vous savez, et j’y pense souvent d’ailleurs, l’art est l’une des industries dans laquelle les femmes sont les plus acceptées selon mon expérience personnelle. Les personnes travaillant dans les milieux culturels et artistiques sont plus ouvertes et tolérantes. Il y a une certaine sensibilité à la fois existante et nécessaire à ces milieux qui pousse vers l’activisme et attire systématiquement les activistes. Je m’y sens bien dedans et comme on dit en anglais “so far so good.” Cela ne veut pas dire que l'inégalité ou le sexisme n’y existe pas mais je préfère laisser d’autres prendre la parole sur ce sujet.

Fatima Bocoum à la Biennale africaine de la photographie

Une anecdote ?

C’est dans l’art que j’ai rencontré des hommes ouverts au débat sociétal sur l'égalité des sexes et des hommes qui ont également décidé de mener le combat avec moi. J’oserai même dire que plus d’hommes que de femmes m’ont accompagné et je crois que c'est parce que beaucoup d’entre elles ont encore très peur. En même temps, je ne les jugent pas parce qu'à chacune son niveau de confort et/ou temps.

Votre plat préféré ?

Hum… j’adore manger ! J'aime beaucoup la pâtisserie fine et les fruits de mer, mais le plus intéressant pour moi est de découvrir les différentes cultures à travers la cuisine. Je pourrais peut-être vous parler de mon plat préféré malien? C’est le Fakoye. Il est fait à base de feuilles de corète et d'épices du Nord du Mali ainsi que de beurre clarifié et souvent de viande de mouton ou autres en fonction du régime alimentaire; le tout cuit à feu doux pendant 4-5 heures. C’est un plat incontournable dans la culture Touareg et c’est délicieux!

Pourquoi avoir accepté de répondre aux questions de notre rédaction ?


Le nom de la galerie est joli et puis la fondatrice est une femme !


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